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Il y a des  soirs ou on passe complètement à côté de son match, impossible de gérer son stress  avec l'impression d'avoir fait un retour  de quelques années en arrière. Pour moi c'était vendredi dernier, jour au combien tragique pour nous tous! Comme souvent dans c'est cas là, je cherches sur la toile des conseils à droite à gauche. Je suis tombé sur cet article d'un coach de chicago qui propose une théorie pour le moins intéressante  :

Deviens-tu meilleur à chaque fois que tu monte sur scène

… ou tu progresses par à coût avec des stagnations ? Quelle formule est correct? Je suppose que la plupart d’entre vous pensent que la 2nd est la bonne. Les joueurs diront qu’ils stagnent, qu’ils n’évoluent plus, qu’ils ont besoin d’atteindre le prochain palier. Bien que nous ayons tous notre propre parcours, cette vision de l’impro impliquent une progression par intermittence avec des séries de haut et de bas.


À vrai dire c’est notre perception qui nous donne l’impression d’évoluer par à coût. Puisque nous n’avons pas de talentométre pour mesurer notre progression, nous sommes bien obliger de nous fier à nos perceptions. Elles peuvent nous indiquer que nous progressons, que nous stagnons ou pire que nous régressons (et chacune de ces affirmations amènent sont lot d’émotions et d’auto-jugements) Et si nos perceptions ne reflétaient pas la réalité ? Combien de temps passons nous à nous fustiger à cause de fausse croyances ? Que ce soit vrai ou pas, je t’invites à croire que tu progresses à chaque passage sur scène. Parlons à présent des limites de notre perceptions.

Face à toi un bol avec de la pâte à cookie (avec des noix bien sur). La recette mentionne deux tasse à café de carré de chocolat, mais tu veus des cookies plus chocolaté. Combien de morceaux de chocolats faudrait-il que tu ajoutes pour voir une différence ? Deux tasses plus un morceaux sera effectivement plus chocolaté mais pas suffisamment pour voir une différence, en ajoutant deux tasses de plus on verra vraisemblablement la différence mais ce ne sera plus vraiment des cookies. Quel seuil doit-on franchir pour voir la différence entre un cookie normal et un cookie extra chocalaté ?

Cette notion de seuil de la détectabilité est un vrai sujet d’étude en psychologie expérimentale. C’est le seuil de discrimination ou seuil différentiel. A partir de quel moment remarquons nous une différence significative ? Combien de fois les feuilles de papier toilette Lotus devront-elles être plus fine pour t’apercevoir que tu as en moins pour le même prix ?
À partir de quel niveau de progression peut-tu remarquer que tu as évolué en tant qu’improvisateur ?


Enseignant et coach d’impro, je vois les même joueurs toutes les semaines. Ceux qui viennent régulièrement au entraînement et s’implique. Peuvent-ils faire un mauvais match ? Bien sur, mais c’est justement la frustration après le match qui montre qu’ils ont progresser (être capable de comprendre que tu étais en dessous de ton niveau de jeu prouve que tu sais de quoi tu es capable). Ce sont les joueurs qui ruminent, ne viennent plus au entraînements ou abandonnent leur équipe qui cessent de progresser. Le sentiment d’être mauvais dût à une mauvaise perception est trop dur à supporter.


Le problème n’est pas nos compétences mais la perception que l’on a de nos compétences. Les stagnations (plateaux) ne sont pas plat mais descendes légèrement. Si léger qu’on s’en aperçoit pas, c’est seulement quand on relève les yeux de nos chaussures qu’on s’aperçoit que l’on a progressé.

Saches le : tu t’améliores match après match simplement tu ne t’ en rendes pas toujours compte.

http://blog.chicagoimprovstudio.com/you-get-better-every-time-you-step-on-stage/