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J´inaugure cette nouvelle rubrique avec l'accent de nos chers cousins québécois et pour celà je me référe à l'un d'entre eux, un blogger, vous trouverai l'article ici www.ecchymose.net

Règle no1 : la contraction

Je suis tanné = J’s't’anné (ou j’su’tanné)
Qu’est-ce qu’il demande? = Qu’est-ce qu’y'd’mand’?
Cette veste-là n’est pas propre = C’te ves’là est pas prop’

Règle no2 : mutation du A en Ô (inconstant)

Je ne serai pas à la fête à Laura = J’s'rai pô à’ fête à Laurô.

Règle No3 : ajout du S entre TU et TI

Penses-tu que ta tirelire est tombée? = Penses-tsu que ta tsirelire est tombée?

Règle No4 : ajout du Z entre DI et DU

C’est dur à dire = C’est dzur à dzire.

Règle No5 : sonorité OI devenue OÉ ou OÈ (en désuétude)

Toi tu vas savoir ce que je pense = Toé* tu vô savoère c’que j’pense

* la présence du « toé » et du « moé » (pourtant perçue comme LA caractéristique de notre accent) est de moins en moins présente. Toi et moi sont prononcés « toua et moua », sauf lorsque le locuteur est choqué ou irrité.

Règle boni : tonalité plus basse

Enfin, l’étape finale pour bien maîtriser l’accent québécois (comparativement à celui des Français du moins) est de diminuer sa tonalité d’au moins un octave.

Sonorité AN (ou EN) prononcée plus près du IN au Québec (que du ON français)

Exemple 1: le mot « danser » sera toujours prononcé « an » mais avec une penchant vers le AIN (bouche plus grande, comme en train de sourire). À l’inverse, les Québécois trouveront que les Français prononcent le mot avec la bouche trop fermée, en O, semblable à « donser ».

Exemple 2: le mot « vent » sera aussi prononcé avec la bouche plus grande, étirée comme lors d’un sourire, pour sonner comme « vaint » (sans toutefois exagérer, ni se rendre à la sonorité « VINT » non plus…). À l’inverse, nous trouvons que les Français prononcent probablement le mot « vent » comme trop près de « vont ».

Enfin, comme dernière observation : ma croyance personnelle veut que l’accent québécois soit plus près de l’accent britannique, dans la sonorité des mots purement auditive donc. Vous remarquerez qu’un bon « british » (du nord, surtout) ajoutent aussi des S et des Z entre consonnes et voyelles, comme « tsoday » au lieu de « today ». Cette théorie sur la sonorité d’accent suivrait du moins la logique de notre Histoire coloniale…

Un petit dialogue de Linda Lemay pour la pratique: J'té allé en VOYage sur l' côte d'azur y'a une secousse de tsa pis je t'ai vu un moment d'né une amenchure de veille pitoune k´etais à une terrasse de block appart'ment....

Pour le vocabulaire : www.dictionnaire-quebecois.com

En vidéo :.imiter l'accent quebecois

Un site dédier : je-parle-quebecois.com